Intérieur nuit

J’ai déjà écrit que je n’étais qu’un satellite. La marée, aussi. J’ai tenté de nommer mon manque sourd, celui qui faisait écho ces nuits d’alcool triste où me tournait en tête toujours la même rengaine: je pourrais mourir et personne ne pense à moi. J’ai tenté de me convaincre qu’être le mouvement, c’était aussi ce que je savais faire de mieux.

Cette année j’ai appris à être bien dans mes quatre murs, ma cuisine trop petite et le lit duquel vingt-quatre mois tentent de m’expulser trop souvent. J’ai appris à faire taire le besoin incessant de partir.

J’ai toujours autant de plaisir – et peu de talent – pour faire des valises. Mais moins souvent.

J’ai déjà écrit que dans ma famille on sait qu’il faut parfois éteindre les lumières pour mieux voir la neige tombée. Je regarde maintenant beaucoup la vie de ma fenêtre. De mon foyer.

Je suis un phare. J’ai rangé pour l’instant satellites et marées. Je reprendrai peut-être un jour la course des astres, mais pour l’année à venir – et quelques autres qui suivront – une petite barque a besoin de ma présence. De ma constance. De ma lumière.

Bonne année!

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