Deux-Montagnes

C’est le seul boisé du quartier. Ce n’est pas bien grand. Trois petites minutes en vélo. Un peu plus en courant. En coupant par là, on rejoint les boulevards plus rapidement. Toutes les banlieues ont des boulevards qu’on veut rejoindre rapidement.

Adolescente, j’y passais pour me rendre au centre d’achat. À l’époque, il y avait une librairie. J’ai oublié son nom. C’est fermé, maintenant… Les librairies dans les centres d’achat sur les boulevards qu’on souhaite rejoindre rapidement ferment trop souvent.

Je me souviens que c’est là que j’ai acheté le troisième tome de Marie Laberge. Le goût du bonheur. Je me souviens que mon père était fâché parce que j’ai trop braillé en finissant le tome deux. Quand mes parents m’engueulaient, c’était souvent parce qu’ils me trouvaient trop prise dans les livres, trop décrochée de la réalité.

Faut dire que j’étais pas mal tranquille, j’imagine qu’il fallait trouver un prétexte pour s’inquiéter.

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2 réflexions sur “Deux-Montagnes

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