Ville-Marie

En direction du Témiscamingue, tempête tardive. Au fond des bois, mon GPS ne répond plus; je n’ai plus aucun réseau et donc aucune idée du temps qu’il peut me rester à parcourir dans un désert blanc. En bonne urbaine, je n’ai pas fait complètement le plein avant de quitter la grande route; j’écoute de la musique à tue-tête en espérant que le groove soit une sorte de carburant.

J’ai craint m’être trompé de chemin avant de me rappeler qu’il y avait tant de kilomètres que je n’avais même pas croisé une route alternative… Ça ne pouvait qu’être la bonne voie.

Escale à Témiscaming où un jeune pompiste n’a pas compris que mon cinq dollars de pourboire était une forme de remerciement à l’univers.

Il restait encore une longue route, une route occupée par des poids lourds, sorte de Tyrannosaures de la civilisation industrielle contre lesquels les petites voitures coréennes ne peuvent rien. L’un d’entre eux était d’ailleurs tombé d’une drôle de façon dans un fossé; il avait sans doute quelques côtes cassées.

Je suis tout de même arrivée à bon port. Quand les lumières de Ville-Marie annoncent une agglomération au milieu de la nuit, on a vraiment le sentiment d’entrer dans la grand’ville.

La propriétaire du B&B était inquiète de mon arrivée tardive. A posteriori, je me suis dit qu’on aurait peut-être envoyé des secours avant que je meure gelée si quelque chose m’était arrivé.

N’aie peur de rien, mais sois toujours attendue quelque part.

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