Moncton

J’aime surtout les petits aéroports parce qu’on marche sur la piste.

Territoire.

La première fois que j’ai pris l’avion, c’était comme ça. En atterrissant à San Pedro Sula au Honduras, l’humidité et la chaleur te frappaient d’un seul coup, comme si tes pores parlaient déjà espagnol.

À Moncton, cet avril-là, c’était plutôt l’hiver interminable qui te saisissait. La piste, remplie d’eau, menaçait de glacer à chaque pas. Le ciel était aussi blanc que le sol, comme si nous vivions dans un film monochrome.

Je ne sais pas si c’est cet hiver interminable, mais ça n’a pas été un super séjour. Malgré de beaux événements, j’ai passé l’essentiel de mon temps enfermée dans ma chambre d’hôtel, complètement assommée par ce petit décalage ridicule d’une heure. Prendre cette menace pour moi : me glacer à chaque pas.

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