Intérieur gourmand

Pendant quelques temps, j’ai pu m’imaginer être tombée sur le modèle d’enfant sans péché de gourmandise. S’il fallait demander encore c’était soit pour du brocoli, de la compote de pommes ou du yogourt nature.

Quelques mois plus tard, la voilà qui escalade pour trouver de la galette. Elle le dit parfois plus fort, pour être bien certaine que j’ai compris le mot dont elle détache pourtant chaque syllabe: GA-LET-TE. Elle passe son temps à piger dans les assiettes des autres et mes tentatives d’inculquer le savoir vivre semblent bien faiblardes.

Elle exige de la crème glacée – bizarrement confondue avec le chocolat chaud -, demande encore sa ration de bonbons six mois après l’Halloween et ne s’est jamais remise du chocolat de Pâques trop bon, maman.

Le soleil à peine levé y’é où chocolat? Je rappelle qu’on ne mange pas de chocolat en se levant bien que j’ignore d’où vienne cette règle si ce n’est qu’elle permet, en toute logique, de ne pas manger de chocolat tout le temps.

Elle tire sa chaise le long du corridor y’é caché derrière la cuisine.

Heureusement pour moi, elle n’a aucun intérêt encore pour la pâte d’amande. J’ai gobé poussin, canard et lapin tandis qu’elle regardait ailleurs et j’ai promis des crêpes si elle acceptait de suspendre la chasse aux oeufs qui avait lieu pour le 12e jour en ligne.

Elle a accepté l’entente.

À condition de déjeuner devant un film de Noël.

 

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