Montréal

Depuis que je ne vis plus à Montréal, je comprends qu’on peut être touriste chez soi. Un certain février, j’observais une tempête de neige du 8e étage d’un hôtel du centre-ville. Les gens d’affaires, jamais assez habillés, la tête rentrée dans les épaules. Quelques quatre cents années d’hiver et nous n’avons pas encore vraiment trouvé comment avoir chaud sans remettre en question les préceptes de l’élégance.

En mai, je choisis plutôt des bed and breakfast du Plateau. Je déjeune sur des terrasses arrière en écoutant le bruit caractéristique des ruelles. Je trouve que ça ne pue pas trop si on compare à New York ou Toronto.

Il me semble que les gens sont particulièrement beaux. À moins que ce soit la lumière. La lumière de Montréal au printemps sent le dégel.

À moins que je sois déjà nostalgique d’avoir eu vingt ans dans cette lumière-là.

Déjà.

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